«Une approche profondément ancrée dans une vision communautaire du soin»
Je reconnais que mon travail et ma vie à Montréal, se déroulent sur des territoires non cédés, qui ont été traditionnellement habités et protégés par les peuples autochtones, en particulier les Kanien’kehá:ka (Mohawks), gardiens des terres et des eaux de cette région. Tiohtià:ke / Montréal est historiquement connu comme un lieu de rassemblement pour de nombreuses Premières Nations, et aujourd'hui, une population autochtone diversifiée, ainsi que d'autres peuples, y résident.
En tant que praticienne, consciente de l’interconnexion entre la santé, la terre, et les pratiques ancestrales, je m'inspire profondément du respect que ces peuples ont toujours eu pour la nature. Leur lien avec la terre nous enseigne l'importance de la guérison collective et individuelle, ainsi que la nécessité de prendre soin de nos écosystèmes pour notre bien-être.
Je rends hommage à leur sagesse, leur résilience, et leur présence continue malgré les impacts du colonialisme.
LE SOIN COMMUNAUTAIRE
Le soin communautaire, c’est une manière de penser le soin qui part du nous plutôt que seulement du « moi ».
C’est le fait que les membres d’une communauté prennent soin les un·es des autres, en fonction de leurs réalités, de leurs besoins et de leurs ressources.
Il ne se limite pas aux services de santé formels : il inclut le soutien émotionnel, matériel, spirituel, relationnel, les espaces de repos, de partage, de solidarité.
Il reconnaît que nos souffrances ne viennent pas seulement d’histoires individuelles, mais aussi de violences structurelles (racisme, sexisme, classicisme, colonialisme, etc.), et que la réponse doit donc être aussi collective.
C’est une approche fondamentalement holistique qui repose sur l'écoute bienveillante, la régulation émotionnelle, et la construction de ressources collectives pour favoriser la résilience et l'autonomie.