«Une approche profondément ancrée dans une vision communautaire du soin»
Je reconnais que mon travail et ma vie à Montréal, se déroulent sur des territoires non cédés, qui ont été traditionnellement habités et protégés par les peuples autochtones, en particulier les Kanien’kehá:ka (Mohawks), gardiens des terres et des eaux de cette région. Tiohtià:ke / Montréal est historiquement connu comme un lieu de rassemblement pour de nombreuses Premières Nations, et aujourd'hui, une population autochtone diversifiée, ainsi que d'autres peuples, y résident.
En tant que praticienne, consciente de l’interconnexion entre la santé, la terre, et les pratiques ancestrales, je m'inspire profondément du respect que ces peuples ont toujours eu pour la nature. Leur lien avec la terre nous enseigne l'importance de la guérison collective et individuelle, ainsi que la nécessité de prendre soin de nos écosystèmes pour notre bien-être.
Je rends hommage à leur sagesse, leur résilience, et leur présence continue malgré les impacts du colonialisme.
ENTRE NATUROPATHIE ET SOIN COMMUNAUTAIRE
Nous avons tous en nous une force vitale qui nous permet d’être en vie et en santé. Ce pilier fondamental se retrouve au cœur de nombreuses médecines traditionnelles : le Ka en Égypte antique, le Prâna en Inde, le Chi en Chine. Elle permet au corps de s’autoréguler, de se régénérer et de nous protéger face aux agressions extérieures.
L'un des grands principes de la naturopathie est de soutenir cette capacité naturelle d’adaptabilité du corps (l’homéostasie). La maladie ou l'épuisement surviennent lorsqu'il y a un déséquilibre intérieur, ou une rupture d'harmonie entre notre écologie interne et notre environnement.
Or, le corps ne se régule pas dans le vide. Notre force vitale s’exprime en contexte.
C’est ici que ma pratique de la naturopathie rencontre le soin communautaire.
Le soin communautaire, c’est une manière de penser le bien-être qui part du « nous » plutôt que seulement du « moi ». C’est le fait que les membres d’une communauté prennent soin les un·es des autres, en fonction de leurs réalités, de leurs besoins et de leurs ressources.
Cette vision globale reconnaît deux vérités indissociables :
Le soin dépasse le cadre médical : Il inclut le soutien émotionnel, matériel, spirituel, relationnel, ainsi que les espaces de repos, de partage et de solidarité.
Nos souffrances ont une source structurelle : Nos épuisements et nos maux ne viennent pas seulement d’histoires individuelles, mais aussi de violences systémiques (racisme, sexisme, classicisme, colonialisme). La réponse pour restaurer notre énergie doit donc être aussi collective.
Je vous propose une approche fondamentalement holistique qui repose sur l'écoute bienveillante, la régulation émotionnelle et la construction de ressources collectives.